Merlin nous a quittés le 8 décembre dernier à 14 h 48. Depuis le 1er octobre, il était atteint d’un angiosarcome, un cancer extrêmement agressif, qui lui avait déjà provoqué à cette date une hémorragie interne. Il s’est battu de toutes ses forces pour rester à nos côtés pendant cette période difficile. Et à sa façon, c’est lui qui a décidé de nous montrer ce qui se rapprochait le plus d’un chien en bonne santé, afin de pouvoir profiter et savourer chaque moment passé ensemble. Merlin était un chien joyeux, vif, souvent trop excité, toujours heureux, toujours prêt à faire le clown pour nous faire rire. Mais il était aussi mon compagnon de vie, mon “pot de colle”, toujours à mes côtés. Il m’a littéralement protégé pendant ces six dernières années. À ses côtés, je me suis toujours senti protégé. Et lorsque je n’avais pas le moral, il était là, près de moi, pour me réconforter, me redonner le sourire, me couvrir de léchouilles et m’aider à penser à autre chose. Pendant ces six dernières années, nous avons pris soin l’un de l’autre, chaque jour.
Trois ans après son arrivée dans notre foyer, il a accueilli et pris sous son aile notre chat, Nioky, qu’il a immédiatement adopté.
Ils avaient eux aussi une relation particulière : ils dormaient ensemble, jouaient ensemble, se faisaient des câlins… Une vraie complicité, simple et sincère.
Puis, depuis le début de l’année, Merlin a également fait la connaissance de notre fille, Mona.
Merlin ne rêvait que d’une chose : pouvoir la protéger à son tour. Et ces derniers mois, il l’a fait, à sa manière, avec une douceur et une attention incroyables.
Il était toujours près d’elle. Lorsqu’il entendait des pleurs, il allait la voir, essayait de comprendre, comme il l’avait toujours fait avec nous. Et comme il savait si bien nous réconforter, il essayait aussi de la réconforter.
En voiture, il posait toujours sa tête près d’elle, sur elle, pour la rassurer. Et elle, en retour, le caressait et s’apaisait.
Merlin était proche de chacun de nous, de toute sa famille : moi, Céline, ma compagne, Mona, notre fille, ainsi que Nioky, notre chat.
Il laisse derrière lui un immense vide, qui ne sera jamais comblé, ainsi qu’un sentiment de sécurité que j’espère pouvoir retrouver un jour.
Je n’ai aucun regret, car je sais que Merlin a vécu sa vie comme il l’a toujours fait : à fond, en profitant de chaque moment, de chaque instant.
J’aurais aimé qu’il vive plus longtemps. Mais on nous a offert deux mois de sursis. Et à sa manière, j’en ai profité à fond avec lui.
On s’est permis des choses que l’on n’aurait peut-être pas faites autrement. Merlin a pu créer une vraie relation avec Mona, des souvenirs qui resteront à jamais gravés et qui continueront de vivre à travers nous, à travers les photos et les vidéos.
Merlin a également pu profiter de ses dernières vacances au lac du Der. C’était un souhait qui me tenait à cœur. C’était aussi le premier endroit où nous étions partis en vacances avec lui, presque deux mois après son arrivée chez nous. La boucle était bouclée.
Tes câlins, ta présence, tout ce que tu m’as apporté durant ces dernières années me manquent profondément.
Les siestes à tes côtés me manquent, lorsque tu blottissais ta tête contre mon épaule et que je pouvais sentir ta respiration.
Tu es parti apaisé, soulagé.
J’espère que tu as eu une vie merveilleuse à nos côtés et que tu es désormais en paix.
Je sais que tu as pu nous dire au revoir, à tous. Je n’en ai aucun doute.
Merlin, tu resteras pour toujours dans nos cœurs.
Je t’aime, Merlin.
*champs obligatoires
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